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Évènements et manifestations


 On rend hommage à Philippe Jaccottet
    dans les n°79 et 80 de Poésie/première
    sur Recours au Poème et sur Francopolis

 On rend hommage à Bernard Noël
    dans le n°80 de Poésie/première
   

 Le 38e bis Marché de la poésie aura lieu
    du mercredi 20 au dimanche 24 octobre 2021place Saint-Sulpice, Paris 6e
    Les horaires : mercredi 20 octobre, de 14h à 20h (installation le mercredi matin)
    Jeudi 21 et vendredi 22 octobre, de 11h30 à 20h
    Samedi 23 octobre de 11h30 à 21h30 (unique nocturne)
    Dimanche 24 octobre, de 11h30 à 19h

    Vous trouverez Poésie/première sur le stand 108

Retrouvez toutes les infos liées au Marché de la Poésie, ses participants, les nouveautés, les événements du Marché et de sa Périphérie, etc., sur www.marche-poesie.com

Annonces

  • Isabelle Lelouch
    Stage « Femmes en quête d’absolu »
    Atelier ouvert à tous, aucun pré-requis nécessaire, seulement le désir de frotter son âme et sa plume au plus près de quelques grandes figures féminines de la poésie, de la philosophie, de la littérature, du mysticisme (Marie Noël, Edith Stein, Lou Andreas Salomé, Simone Weill, Christiane Singer, Marceline Desbordes-Valmore, Marguerite Duras, Emily Dickinson).
    – Tous les samedis de 15h à 17h à Paris :
    À l’Atelier Bleu – 77, rue Lecourbe – 75015 Paris.
    – Mail :  isabelle.lelouch@orange.fr

Les prochains numéros

Numéro 81

→  Ce numéro  sur le thème “peinture et poésie” paraîtra en janvier 2022

On pourra y trouver, entre autres : 
– un article substantiel sur les relations entre poésie et peinture, par Gérard Mottet,
   suivi d’une réplique en prose et poème d’Alain Duault,
– un article de Jacqueline Persini sur le peintre Pierre Delcourt
– un dossier sur le thème récurrent de la  “femme-jardin”, préparé par Marilyne Bertoncini,
– un article de Monique W. Labidoire “Voix de femmes”.
– un nouvel épisode de “Lectures et Connivences” par Alain Duault,
– un article de Martine Morillon-Carreau consacré à Jacques Ancet,
– un article de Bernard Fournier sur l’ouvrage de Mary Munro-Hill, The Poems and Aphorisms of Maurice Chapelan,

 

Numéro 82

→  Ce numéro  sur le thème “nature et poésie” paraîtra en mai 2022

Numéro 83

→  Ce numéro  sur le thème “Je / Tu / Il  –  Identité et Altérité” paraîtra en septembre 2022

Appréciations

  • Prix Cassiopée attribué en juin 2019 à la revue Poésie/première par le Cénacle Européen Francophone  Poésie * Arts * Lettres

    Le Prix Cassiopée de la meilleure revue littéraire est attribuée à Poésie/première
    (par Alice-Catherine Carls)

       Fêtant en 2019 ses vingt-cinq ans, Poésie Première s’est établie au fil des ans comme une grande revue. Son accueil chaleureux fait éclore les talents. Qui entre en Poésie/première entre en amitié et y reste. Robert Dadillon, fondateur de la revue et rédacteur-en-chef pendant les neuf premières années, homme à l’esprit ouvert et généreux, avait un instinct infaillible de découvreur de talents. Emmanuel Hiriart, qui dirigea la revue jusqu’en 2015 dit dans son projet de constitution pour une Europe des poètes: “L’Europe des poètes s’ouvre à l’orient comme à l’océan, cueille la rose des vents, s’enracine en chacune de ses langues pour mieux les embrasser. Elle compte autant d’Etats que de poètes.”
       Martine Morillon-Carreau oriente aujourd’hui la revue vers la modernité et l’originalité de la poésie contemporaine dont elle maintient l’ouverture, l’originalité, et la qualité.
       La remise du Prix Cassiopée le 8 juin 2019 peut être consultée sur le site du Cénacle Européen.
       Le prix a été mentionné dans la revue en ligne Recours au Poème

– Alain Duault : je suis surtout frappé par la qualité globale de ce numéro.
   D’abord le passionnant texte liminaire de Gérard Mottet sur la “primitivité” et le “primitivisme” de l’écriture poétique, avec ses incises multiples du côté de l’anthropologie ou de la philosophie, constitue une base de réflexion essentielle sur “l’étant” du poème (pour reprendre un concept ontologique essentiel) – en connivence avec les réflexions de Jean-Louis Bernard, qui ouvrent d’autres horizons sur l’idée et l’effet, la présence et l’absence (qui, elle-même, fait écho à l’ab-sens). La dimension plus philosophique des réflexions de Jean-Louis Bernard, tissées au panorama que dessine Gérard Mottet, fait de ce diptyque un document important pour une pensée de la poésie qui se doit, infiniment, de “traverser l’obscur”. Oui, vraiment passionnant !
   Mais beaucoup d’autres textes m’ont retenu dans ce numéro, en particulier l’impressionnant poème-d’amour sensuel de Laurence Lépine à travers Tsvetaïeva, Pouchkine ou cette Perrine Le Querrec que je ne connais pas. Et puis la découverte d’Edouard Dujardin qui n’était pour moi qu’un nom vaguement rattaché au symbolisme et dont j’ai découvert, grâce à Bernard Fournier, une personnalité au feuilletage multiple, de Wagner à Mallarmé mais aussi du dandysme à la collaboration. Toujours est-il que cette somme offre une vue très complète et patrimoniale sur une personnalité littéraire… dont je découvre qu’il meurt en 1949, l’année de ma naissance, à quelques rues de mon appartement parisien ! 
   Je suis ravi de participer à une revue de ce niveau, une de celles qui ont la meilleure tenue parmi les revues littéraires qui continuent à faire battre le pouls de la poésie aujourd’hui.

– Alain Duault : je viens d’achever la lecture de votre numéro 78, qui conforte mon sentiment de la haute tenue de votre revue.
   Vous lui assignez de belles perspectives dans votre Édito – et ces perspectives s’avèrent à la lecture, avec d’abord ce dossier sur Emilio Prados : ces 40 pages, bien présentées par Jacques Ancet, font vraiment pénétrer sa poésie, ce frémissement surréaliste mais aussi son dépassement du surréalisme (peut-être au contact de Paz ?), cette ascèse de l’écriture, ces nostalgies labourées, ce questionnement du monde, ces dialogues avec soi-même, avec une “âme” qui est peut-être ce “jardin perdu”. C’est une belle découverte d’un poète qui n’était pour moi qu’un nom.
   Et le texte de Gérard Mottet qui suit ce dossier est, dans un esprit bien différent, lui aussi très passionnant : l’interrogation sur le concept de “rêve” – et de ce point de vue le mot allemand
phantasie dirait beaucoup de ce rapport rêve/langage (dans le prolongement de ce qu’il écrit sur la Traumdeutung freudienne, cette interprétation des rêves qui ouvre des vannes dont la poéticité se vérifie régulièrement.
   J’ai aussi été intéressé par l’interview de Michel Passelergue qui prolonge le texte de Gérard Mottet, et ses poèmes (dont en particulier son
Aria della fiamma).
   Et puis quel magnifique hommage de Bernard Fournier à notre cher Pierre Oster ! Tous les aspects de son œuvre, ses filiations, son sens ample de la période, tout y est éclairé avec une fine empathie. Dommage peut-être de ne pas avoir prolongé avec quelques poèmes…
   J’en viens à votre nouvelle, chère Martine. Votre récit est palpitant et ce destin pathétique d’un double involontaire de Nerval me fait croire que ce n’est pas un coup d’essai : non seulement l’intrigue en est forte et originale mais la technique du récit parfaitement maitrisée.
   J’ai donc passé, comme souvent, de beaux moments à la lecture de ce n° 78, auquel je suis heureux d’être associé. Merci 

Le n°79 de Poésie/première, sur le thème de l’Inspiration, fait la Une de la revue en ligne Décharge et vient d’être élue “Revue du mois 

– Alain Duault : j’ai pu lire et déguster votre n°79. Et décidément, cette revue est devenue une des plus importantes du moment pour ce qui nous rassemble, la poésie.
   Mille raisons de s’en nourrir, du très bel hommage au cher Jaccottet (avec en particulier le texte si riche de Gérard Mottet, dont les variations de l’intuition à l’inspiration ouvrent de belles perspectives ! *) au dossier consacré à Anne Mounic et l’ensemble des textes qui suit la passionnante et éclairante conversation avec Michèle Duclos donne envie de poursuivre avec elle ce chemin qu’est la lecture.
  * À Gérard Mottet :  “je voudrais vous dire combien j’ai aimé lire votre texte sur l’inspiration – qui s’inscrit étonnamment comme un prolongement-développement de votre hommage à Jaccottet. La dialectique du souffle qui sous-tend ces deux textes (dans son battement extérieur/intérieur), la perspective polyphonique de cette inspiration, l’articulation de l’intuition et de l’émotion, l’inquiétude qui constitue l’espace ouvert où le poème s’avère, tout cela trace des pistes de réflexion qui pourraient se relancer sans doute…  Merci donc pour ce texte qui élève les questions”.

   À toute l’équipe de Poésie/première : merci de m’accueillir dans votre belle revue, avec cette haute tenue qui nous fait respirer haut : c’est utile en ces temps de saccage de la culture et de la langue ! 

– Colette Gibelin à Gérard Mottet : Ce numéro de Poésie Première est dans son ensemble particulièrement intéressant : ton article sur des mots et des images, pertinent et éclairant.
Mais aussi ton article sur Philippe Jaccottet, que, coïncidence, je suis justement en train de relire.
Et puis le très intéressant dossier de Bernard Fournier sur Marc Alyn, que je connaissais mal.
Bravo à vous tous pour ce numéro. Poésie Première me semble décidément une des meilleures revues de poésie actuellement, et peut-être la meilleure.
Beaucoup de grands noms ici : Jacques Ancet, qui est un poète que j’apprécie hautement depuis longtemps.
Mais il faudrait presque tout mentionner.

– Alain Duault : votre dernier numéro est encore une fois une réussite : j’hésite car j’ai un peu l’impression de me répéter, mais tout l’ensemble sur “L’image la poésie” est vraiment passionnant, et Gérard Mottet est décidément un pilier de votre revue ! Le prolongement de sa réflexion par la mise en perspective de l’écriture de Jaccottet dessine ainsi un parfait contour/contrepoint : superbe ! Et le juste hommage à Marc Alyn (avec quelques beaux poèmes neufs) est tout aussi bienvenu. Ou le salut à Vénus Khoury-Ghata. ou la réflexion de Jacqueline Persini sur l’art, en particulier à propos de Bacon. Et puis les poèmes à découvrir de Claude Cailleau, de Claude-Raphaël Samama, de Sonia Zin El Abidine, tout est vraiment d’une tenue haute. Bravo !

– Michèle Duclos : 80 me parait le numéro le plus réussi, d’abord parce que richement uni autour de la poésie francophone très récente ou actuelle et parce qu’illustrant le développement sur plusieurs numéros d’un lien conceptuel, celui de la poésie dans ses constituants – relation à la pensée, à la musique, ici les images. Il est bon pour une revue d’avoir une finalité poursuivie d’un numéro à l’autre, créant une attente. Celle-ci propose (actualité mortuaire oblige…) des poètes de premier plan, mais aussi, là aussi avec un suivi, des poètes destinés à y parvenir comme Monique W. Labidoire, servis  par un suivi d’essayistes (je n’aime pas « critiques » parce qu’il ne s’agit pas de « critiquer »). Il me semble que là aussi P/P  dispose d’un riche corpus de ces analystes. Qui écrivent une langue simple, précise et d’autant plus efficace.
Bonheur d’avoir envie de lire davantage  Jaccottet, Noël et de découvrir Marc Alyn, célèbre inconnu aux superbes images naturelles pour dire la vie de l’âme et donc aucune ne semble forcée, disant la joie de cette âme : « Mille alphabets germaient au fil de mon sommeil » (tiens, Rimbaud ?) ; « chaque lettre, une graine ; chaque image, le ciel ».
Les divagations vertes de Ponge me paraissent très surréalistes.
Et au-delà de l’art et de son rapport à la vie et la mort, je conclurais volontiers comme  Jacqueline Persini : « Il y a aussi la beauté pudique des arbres, des fleurs, des rochers ».

– Irène Clara (Revue Florilège) : Revue fondée en 1994 par Robert Dadillon, dédiée à la poésie et la littérature, le numéro 80 de Poésie / première consacre son numéro de septembre 2021 à des études sur Marc Alyn, un hommage à Bernard Noël, des articles sur Philippe Jaccottet, Monique W. Labidoire, Christèle Wurmser, Francis Ponge, deux entretiens avec Vénus Khoury-Ghata, et Frédéric Tison et des pages de moments poétiques signées Claude Cailleau, Claude-Raphaël Samama, Sabine Alicic et d’autres poètes à l’écriture incisive. Dans un troisième volet dédié à la présentation de vingt livres, les lecteurs de Florilège retrouvent une présentation de la dernière œuvre de Stephen Blanchard Effleurescences.
Qu’il s’agisse d’Alain Duault, Jacques Ancet, Bernard Fournier ou Gérard Mottet, le directeur de la revue, qui publie ici deux essais remarquables sur le rapport entre mots et images d’une part, et d’autre part la poésie de Philippe Jaccottet, article sous-titré L’image inquiète, la qualité des auteurs ayant contribué à l’élaboration de ce numéro ne fait pas de doute. La grande question abordée dans son éditorial par Martine Morillon-Carreau, qu’est-ce qui nous fait mieux coïncider avec nous-mêmes et le monde, la parole ou l’image, débouche sur ce constat : « L’important étant que les mots sachent faire image – et vice versa – afin que les textes puissent, en les images suscitées, devenir prétexte à penser, imaginer, rêver ; et pourquoi pas, tout simplement, jubilatoire et poétique pré‑texte ». Un numéro incontournable.

Dernières publications de nos collaborateurs

Marilyne BERTONCINI
Son corps d’ombre (avec des collages de Ghislaine Lejard), éditions Zinzoline, à paraître fin juin 2021, 48 p., 13 € (en souscription, 10 €)
Soleil Hésitant, de Gili Haimovich, traduit par Marilyne Bertoncini, éd. Jacques André, mai 2021
Je dis DésirS, anthologie, textes choisis par Marilyne Bertoncini et Franck Berthoux, éd. PVST, avril 2021

Philippe BIGET 
Les Nouvelles sont bonnes, recueil de 12 nouvelles, à paraître dans la collection “Récits et fictions”, éditions Fondencre, 2021, 114 p. (16 € + participation aux frais d’envoi 2 €).
Avec Daniel Birnbaum, Marie-Claude Bourjon, Gwenael Bulteau, Viviane Campomar, Jean-Yves Carlen, Julie Chaux, Stuart Dybek, Fréderique Kerbelec, Irène Krassilchik, Alexia Mahdidi , Jean-Pierre Schamber, Natalia Vikhalevsky.
Des récits courts et divertissants invitent le lecteur à s’imprégner d’une atmosphère particulière.

Bernard FOURNIER
Statues-menhirs, (extraits), à paraître, in Anthologie « Dire oui » proposée par Florence Saint-Roch, revue internet Terre à ciel, janvier 2021
Statues-menhirs, (extraits), in Gustave, revue électronique, n° 110, 5-12 avril 2021.

Isabelle LELOUCH
Leurs ailes, Oiseau bleu Aigle vert, édition Thyma, février 2021, 12 €.

Martine MORILLON-CARREAU
~ Et puis quoi d’à venir, édition bilingue français-anglais (avec des encres de Marc Bergère), éditions Transignum, avril 2021, 52 pages.

Gérard MOTTET
Suite indienne, neuf poèmes parus dans la revue Diérèse, n°81, juin 2021, pp.169-178.

Gérard MOTTET & Jacqueline PERSINI
Si seulement  l’envol (avec des encres de Marc Bergère), éditions Unicité, mars 2021, 116 p., 13 €.

Jacqueline PERSINI
~ Vers les cygnes sauvages (illustrations Jean-Louis Pérou), à paraître, éditions Pétra, 2021.

Ludmilla PODKOSOVA
Chemins, revue Interventions à Haute Voix, juin 2021.

Claire TARDIEU
S’échappe la poésie, Éditions Littérales, 2020 (Prix Patrice Fath)
~ Poèmes « Vague au désir de dune », Le désir, Écritoire d’Estieugues, 2021, pp. 22-23.

Concerto pour marées et silence : le numéro 14 de la revue est paru, avec des écrits d’une douzaine de nos abonnés et collaborateurs.

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