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Évènements et manifestations

 

– On fête le Bicentenaire de la naissance de Baudelaire
    su
Jeudi des mots  et sur Recours au Poème


 On rend hommage à Philippe Jaccottet
    dans le n°79 de Poésie/première
    sur Recours au Poème et sur Francopolis



Le Salon de la Poésie de Valbonne Sophia-Antipolis
    se tiendra du 10  au 11 juillet 2021

 

– Le Festival “Voix Vives en Méditerranée” se tiendra à
    Sète du 23 au 31 juillet 2021

 


 La 31e édition du Salon de la Revue se tiendra du 15 au 17 octobre 2021       
    à
la Halle des Blancs-Manteaux (Paris 4e)
    Toutes informations : https://www.entrevues.org 
    Poésie/première y présentera ses dernières publications.

 Le 38e bis Marché de la poésie aura lieu
    du mercredi 20 au dimanche 24 octobre 2021place Saint-Sulpice, Paris 6e
    Les horaires : mercredi 20 octobre, de 14h à 20h (installation le mercredi matin)
    Jeudi 21 et vendredi 22 octobre, de 11h30 à 20h
    Samedi 23 octobre de 11h30 à 21h30 (unique nocturne)
    Dimanche 24 octobre, de 11h30 à 19h

Retrouvez toutes les infos liées au Marché de la Poésie, ses participants, les nouveautés, les événements du Marché et de sa Périphérie, etc., sur www.marche-poesie.com

Annonces

  • Isabelle Lelouch
    Stage « Femmes en quête d’absolu »
    Atelier ouvert à tous, aucun pré-requis nécessaire, seulement le désir de frotter son âme et sa plume au plus près de quelques grandes figures féminines de la poésie, de la philosophie, de la littérature, du mysticisme (Marie Noël, Edith Stein, Lou Andreas Salomé, Simone Weill, Christiane Singer, Marceline Desbordes-Valmore, Marguerite Duras, Emily Dickinson).
    – Du 6 au 10 Juillet à Montolieu :
    Librairie la Maison-Livre – 32, rue de la Mairie – 11170 Montolieu.
    Pour tout renseignement concernant les hébergements, Isabelle se fera un plaisir de vous aider à trouver le lieu de vos rêves
    – Tous les samedis de 15h à 17h à Paris :
    À l’Atelier Bleu – 77, rue Lecourbe – 75015 Paris.
    – Mail :  isabelle.lelouch@orange.fr
  • Printemps poétique à Saint-Geoire-en-Valdaine les samedi 3 et dimanche 4 juillet 2021
    Ateliers, lectures, rencontres, dédicaces (Renseignements  06 63 92 97 23)
    Liste des poètes invités : Claire et Olivier Delbard, Sylvie Fabre G., Bernard Grasset, Martine Konorski,
    Florence Noël, Jacqueline Persini, Georges Chich, Éliane Vernay, Anne-Lise Blanchard.

Le prochain numéro

→  Ce numéro  sur le thème de l’Image  paraîtra en septembre 2021

On pourra y trouver, entre autres : 
– un hommage à Bernard Noël, récemment disparu, par Jacques Ancet,
– un article substantiel sur Marc Alyn, que prépare Bernard Fournier,
– un entretien avec Frédéric Tison, lauréat du prix Louis-Guillaume du poème en prose.
– Marilyne Bertoncini élabore pour sa part un dossier sur les images de la “femme-jardin” dans la littérature.
– Gérard Mottet propose un article de poétique intitulé “Des mots et des images”,
   suivi d’un échange avec Jacqueline Persini.

Les contributions à ce numéro (poèmes, nouvelles, articles, notes de lecture, etc.) sont attendues au plus tard pour fin juillet.

Extraits des précédents numéros

Thème de ce numéro : l’inspiration
Les Anciens nommaient “inspiration” ce souffle divin qui s’emparait du poète et lui dictait ses vers. Philippe Jaccottet, après bien d’autres, nous le fait constater : « Plus personne aujourd’hui, de peur d’être ridiculisé, n’ose parler d’inspiration ou de muse ». Les dieux souffleurs se sont exténués, les voix des Muses ou celles de la Nature se sont tues ; que reste-t-il ?

Hommage à Philippe Jaccottet
Philippe Jaccottet (1925-2021) est, avec Yves Bonnefoy (1923-2016), l’un des deux phares de notre seconde partie de XXème siècle en poésie. Tous les deux en rupture de surréalisme, le second peut-être plus intellectuel, le premier tâchant sans cesse de « parler bas ». C’est une autre voix mezzo voce qui s’éteint, après celle de Pierre Oster (1933-1920). Celle de l’humilité. Humilité, dans son acception littérale, proche de l’humus, de la terre et des arbres. Humilité dans l’approche de l’autre, traduction de L’Odyssée ou de Robert Musil, entre autres. Humilité dans son approche de la parole poétique.

Dossier : Michèle Duclos s’entretient avec Anne Mounic.

Dans la 3e partie de ses Lectures et Connivences, Alain Duault nous présente quatre poètes contemporains : Colette Thomas, André Velter, Jacques Réda et Jean Ristat.

Poésie Jeunesse : Jacqueline Persini s’entretient avec Patrick Joquel, à  propos de la revue Cairns.

Les auteurs des poèmes retenus dans notre rubrique “Poésie plurielle” sont :  Anne Barbusse, Jean-Claude Albert Coiffard, François Coudray, Franck Bouyssou, Marc Delouze, Pierre Godo, Francis Gonnet, Laurent Grison et Eva-Maria Berg, Jennifer Grousselas, Pierre Louarn, Pauline Maure, Philippe Monneveux, Myriam OH, Béatrice Pailler, Hugues Reiner, Martine Rouhart, Fanie Vincent, Pierre Zabalia.

 

« Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible ». Ainsi commence Aurélia, texte ultime de Nerval, en lequel les surréalistes verront une vaste métaphore de la poésie, voie royale de l’imagination. On n’a pas manqué depuis fort longtemps de relever entre poème et rêve de nombreuses analogies, tant sur le plan de la transfiguration du réel qu’opère l’imagination du rêveur ou du poète, que sur le plan des modalités d’expression, procédant notamment par déplacements, ellipses, condensations, contradictions, suppression des repères d’espace et de temps. Poème et rêve auraient au moins en commun de nous ouvrir l’accès à des réalités invisibles qui échappent à notre conscience ordinaire. Ces deux activités seraient donc censées nous frayer la voie vers un monde “surréel”, où s’opère la réconciliation des contraires que ne cessent d’opposer notre logique et nos découpages conceptuels. [à suivre…]

 

EMILIO PRADOS (1899-1962)
JARDIN CLOS (NOSTALGIES, RÊVES ET PRÉSENCES)

Présentation et traduction par Jacques ANCET
Emilio Prados est né à Malaga en 1899 — comme Vicente Aleixandre dont il fut le condisciple au collège. Issu d‘une famille aisée qui n‘avait pas oublié ses origines modestes, Emilio est frappé dès l‘enfance par la tuberculose (« mon premier souvenir est celui d’être toujours sur le point de mou- rir »). Ce qui explique sans doute, malgré sa gaieté naturelle et son amour de la vie, sa timidité et son inadaptation au milieu dans lequel il évolue. Docilité, douceur et sens inné, intraitable, de la justice, distraction et refus des normes établies seront chez lui des traits de caractère qui ne le quitteront pas. Pour l‘éloigner de ce milieu qu‘il ne supporte pas, on l‘envoie à la Residencia de Estudiantes de Madrid qui vient d‘ouvrir une section pour enfants. Là il poursuit ses études, se passionne pour la philosophie (pour Platon en particulier), pour la littérature classique (grecque, espagnole), pour la poésie arabo-andalouse et la poésie française moderne (Mallarmé, Gide, Valéry…). Un peu plus tard, inscrit à l‘Université, il devient très proche de Federico Garcìa Lorca. C‘est alors qu‘il commence à écrire ses premiers textes puis ses premiers livres. [à suivre…]

 

« La poésie est ce qui découvre le fond de l’être » : Gérard Mottet nous rappelle cette ambitieuse conception de Philippe Jaccottet en exergue de son article « Poésie Première », – titre dont on appréciera le clin d’œil – où il s’intéresse à cette « parole obscure qui ne serait pas simplement l’expression d’un inconscient personnel mais aussi d’une mémoire ancestrale, voire cosmique ». Le poète ne doit-il pas savoir en effet « briser l’écorce rigide du rationnel », afin de partir « à la quête d’une origine », y compris, paradoxalement, « dans la logique de l’imaginaire » ?
En réponse et prolongement, Jean-Louis Bernard nous invite à questionner la formule, plus lapidaire mais non moins forte d’Héraclite : une « pudeur devant l’énigme » ; ce qui n’exclut pas de toujours se montrer « à l’écoute », de chercher à « traverser l’obscur » invérifiable, impondérable, incertain, jusqu’à « savoir prolonger la parole par sa résonance ». Pour, finalement, tenter de « rendre compte de l’indéfinissable » [à suivre…]

Appréciations

  • Prix Cassiopée attribué en juin 2019 à la revue Poésie/première par le Cénacle Européen Francophone  Poésie * Arts * Lettres

    Le Prix Cassiopée de la meilleure revue littéraire est attribuée à Poésie/première
    (par Alice-Catherine Carls)

       Fêtant en 2019 ses vingt-cinq ans, Poésie Première s’est établie au fil des ans comme une grande revue. Son accueil chaleureux fait éclore les talents. Qui entre en Poésie/première entre en amitié et y reste. Robert Dadillon, fondateur de la revue et rédacteur-en-chef pendant les neuf premières années, homme à l’esprit ouvert et généreux, avait un instinct infaillible de découvreur de talents. Emmanuel Hiriart, qui dirigea la revue jusqu’en 2015 dit dans son projet de constitution pour une Europe des poètes: “L’Europe des poètes s’ouvre à l’orient comme à l’océan, cueille la rose des vents, s’enracine en chacune de ses langues pour mieux les embrasser. Elle compte autant d’Etats que de poètes.”
       Martine Morillon-Carreau oriente aujourd’hui la revue vers la modernité et l’originalité de la poésie contemporaine dont elle maintient l’ouverture, l’originalité, et la qualité.
       La remise du Prix Cassiopée le 8 juin 2019 peut être consultée sur le site du Cénacle Européen.
       Le prix a été mentionné dans la revue en ligne Recours au Poème.

     

– Alain Duault : je suis surtout frappé par la qualité globale de ce numéro.
   D’abord le passionnant texte liminaire de Gérard Mottet sur la “primitivité” et le “primitivisme” de l’écriture poétique, avec ses incises multiples du côté de l’anthropologie ou de la philosophie, constitue une base de réflexion essentielle sur “l’étant” du poème (pour reprendre un concept ontologique essentiel) – en connivence avec les réflexions de Jean-Louis Bernard, qui ouvrent d’autres horizons sur l’idée et l’effet, la présence et l’absence (qui, elle-même, fait écho à l’ab-sens). La dimension plus philosophique des réflexions de Jean-Louis Bernard, tissées au panorama que dessine Gérard Mottet, fait de ce diptyque un document important pour une pensée de la poésie qui se doit, infiniment, de “traverser l’obscur”. Oui, vraiment passionnant !
   Mais beaucoup d’autres textes m’ont retenu dans ce numéro, en particulier l’impressionnant poème-d’amour sensuel de Laurence Lépine à travers Tsvetaïeva, Pouchkine ou cette Perrine Le Querrec que je ne connais pas. Et puis la découverte d’Edouard Dujardin qui n’était pour moi qu’un nom vaguement rattaché au symbolisme et dont j’ai découvert, grâce à Bernard Fournier, une personnalité au feuilletage multiple, de Wagner à Mallarmé mais aussi du dandysme à la collaboration. Toujours est-il que cette somme offre une vue très complète et patrimoniale sur une personnalité littéraire… dont je découvre qu’il meurt en 1949, l’année de ma naissance, à quelques rues de mon appartement parisien ! 
   Je suis ravi de participer à une revue de ce niveau, une de celles qui ont la meilleure tenue parmi les revues littéraires qui continuent à faire battre le pouls de la poésie aujourd’hui.
 

– Alain Duault : je viens d’achever la lecture de votre numéro 78, qui conforte mon sentiment de la haute tenue de votre revue.
   Vous lui assignez de belles perspectives dans votre Édito – et ces perspectives s’avèrent à la lecture, avec d’abord ce dossier sur Emilio Prados : ces 40 pages, bien présentées par Jacques Ancet, font vraiment pénétrer sa poésie, ce frémissement surréaliste mais aussi son dépassement du surréalisme (peut-être au contact de Paz ?), cette ascèse de l’écriture, ces nostalgies labourées, ce questionnement du monde, ces dialogues avec soi-même, avec une “âme” qui est peut-être ce “jardin perdu”. C’est une belle découverte d’un poète qui n’était pour moi qu’un nom.
   Et le texte de Gérard Mottet qui suit ce dossier est, dans un esprit bien différent, lui aussi très passionnant : l’interrogation sur le concept de “rêve” – et de ce point de vue le mot allemand
phantasie dirait beaucoup de ce rapport rêve/langage (dans le prolongement de ce qu’il écrit sur la Traumdeutung freudienne, cette interprétation des rêves qui ouvre des vannes dont la poéticité se vérifie régulièrement.
   J’ai aussi été intéressé par l’interview de Michel Passelergue qui prolonge le texte de Gérard Mottet, et ses poèmes (dont en particulier son
Aria della fiamma).
   Et puis quel magnifique hommage de Bernard Fournier à notre cher Pierre Oster ! Tous les aspects de son œuvre, ses filiations, son sens ample de la période, tout y est éclairé avec une fine empathie. Dommage peut-être de ne pas avoir prolongé avec quelques poèmes…
   J’en viens à votre nouvelle, chère Martine. Votre récit est palpitant et ce destin pathétique d’un double involontaire de Nerval me fait croire que ce n’est pas un coup d’essai : non seulement l’intrigue en est forte et originale mais la technique du récit parfaitement maitrisée.
   J’ai donc passé, comme souvent, de beaux moments à la lecture de ce n° 78, auquel je suis heureux d’être associé. Merci !

– Alain Duault : j’ai pu lire et déguster votre n°79. Et décidément, cette revue est devenue une des plus importantes du moment pour ce qui nous rassemble, la poésie.
   Mille raisons de s’en nourrir, du très bel hommage au cher Jaccottet (avec en particulier le texte si riche de Gérard Mottet, dont les variations de l’intuition à l’inspiration ouvrent de belles perspectives ! *) au dossier consacré à Anne Mounic et l’ensemble des textes qui suit la passionnante et éclairante conversation avec Michèle Duclos donne envie de poursuivre avec elle ce chemin qu’est la lecture.
  * À Gérard Mottet :  “je voudrais vous dire combien j’ai aimé lire votre texte sur l’inspiration – qui s’inscrit étonnamment comme un prolongement-développement de votre hommage à Jaccottet. La dialectique du souffle qui sous-tend ces deux textes (dans son battement extérieur/intérieur), la perspective polyphonique de cette inspiration, l’articulation de l’intuition et de l’émotion, l’inquiétude qui constitue l’espace ouvert où le poème s’avère, tout cela trace des pistes de réflexion qui pourraient se relancer sans doute…  Merci donc pour ce texte qui élève les questions”.

   À toute l’équipe de Poésie/première : merci de m’accueillir dans votre belle revue, avec cette haute tenue qui nous fait respirer haut : c’est utile en ces temps de saccage de la culture et de la langue ! 

Dernières publications de nos collaborateurs

Marilyne BERTONCINI
Son corps d’ombre (avec des collages de Ghislaine Lejard), éditions Zinzoline, à paraître fin juin 2021, 48 p., 13 € (en souscription, 10 €)
Soleil Hésitant, de Gili Haimovich, traduit par Marilyne Bertoncini, éd. Jacques André, mai 2021
Je dis DésirS, anthologie, textes choisis par Marilyne Bertoncini et Franck Berthoux, éd. PVST, avril 2021

Bernard FOURNIER
Statues-menhirs, (extraits), à paraître, in Anthologie « Dire oui » proposée par Florence Saint-Roch, revue internet Terre à ciel, janvier 2021.
Statues-menhirs, (extraits), in Gustave, revue électronique, n° 110, 5-12 avril 2021.

Isabelle LELOUCH
Leurs ailes, Oiseau bleu Aigle vert, édition Thyma, février 2021, 12 €

Martine MORILLON-CARREAU
~ Et puis quoi d’à venir, édition bilingue français-anglais (avec des encres de Marc Bergère), éditions Transignum, avril 2021, 52 pages

Gérard MOTTET
Suite indienne, neuf poèmes parus dans la revue Diérèse, n°81, juin 2021, pp.169-178

Gérard MOTTET & Jacqueline PERSINI
Si seulement  l’envol (avec des encres de Marc Bergère), éditions Unicité, mars 2021, 116 p., 13 €

Jacqueline PERSINI
~ Vers les cygnes sauvages (illustrations Jean-Louis Pérou), à paraître, éditions Pétra, 2021

Ludmilla PODKOSOVA
Chemins, revue Interventions à Haute Voix, juin 2021

Claire TARDIEU
S’échappe la poésie, Éditions Littérales, 2020 (Prix Patrice Fath)
~ Poèmes « Vague au désir de dune », Le désir, Écritoire d’Estieugues, 2021, pp. 22-23

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